Angiodermite nécrotique : une plaie très douloureuse

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C’est un ulcère rare, très douloureux, qui survient plutôt chez la femme de plus de 65 ans avec une hypertension artérielle ancienne, mais elle peut aussi toucher les hommes. Elle touche plus facilement les patients diabétiques. La greffe reste le traitement le plus efficace de cette maladie.

Le diagnostic est avant tout clinique

La lésion démarre généralement après un traumatisme à la jambe, même minime. Cela commence par une rougeur de la peau, puis un aspect violacé qui évolue vers la nécrose et une ulcération. La douleur est d’emblée importante et permanente, même la nuit, sans position de soulagement.
L’ulcération a tendance à s’étendre de manière centrifuge à partir d’une bordure rouge et violacée. Elle s’aggrave avec le frottement et une détersion agressive.
L’atteinte peut être bilatérale et symétrique : une même lésion peut se développer sur l’autre jambe.
Il n’y a jamais d’angiodermite nécrotique au dessus du genou ou au niveau du pied.

L’origine de cette maladie est mal connue

Le traitement

Il consiste avant tout dans le repos et le traitement de la douleur.
L’hospitalisation est souvent nécessaire. La greffe précoce est le traitement principal de l’angiodermite : elle permet un soulagement très rapide de la douleur et un arrêt de la poussée.
L’application locale de cortisone forte en crème peut parfois être efficace pour arrêter la poussée, mais moins sur la douleur. La tension artérielle doit être bien contrôlée.

Le patient peut parfois avec une insuffisance veineuse associée ou une artérite des membres inférieures mais celle-ci ne doit pas être suffisamment sévère pour expliquer la présence de l’angiodermite nécrotique : le bilan doppler artériel des MI est indispensable.

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